

Le visa second home indonésien est un visa qui a été longuement en discussion, surtout durant la pandémie de Covid-19.
Il ressemble beaucoup aux visas “Malaysia My Second Home (MMSH)” en Malaisie ou au “Thailand Residence Elite Program” en Thailande, tous deux destinés à attirer les touristes étrangers qui souhaitent dépenser leur argent ou investir en Asie du Sud Est, mais sans concurrencer la main d’oeuvre et les business locaux.
Le visa Second Home a les caractéristiques suivantes :
Le but du visa second home en Indonésie est clairement d’attirer les profils internationaux les plus fortunés pour qu’ils viennent participer à l’économie locale sans la concurrencer.
En particulier, ce visa est avant tout pour les personnes suivantes :
L’autre objectif du visa second home en Indonésie est de diversifier les sources de revenus dans les endroits touristiques comme Bali. Les éruptions volcaniques en 2017, la pandémie de Covid-19 en 2020 ou plus anciennement les attentats de Kuta ont à chaque fois montré que le tourisme international est extrêmement vulnérable.
A l’inverse, les digital nomades ou les touristes étrangers ayant des résidences secondaires à Bali ont tendance à rester plus longtemps et sont moins volatils, même lorsque le tourisme est en berne.
A ce sujet : Visa pour digital nomade à Bali : que choisir ?
Mais il ne s’agit pas pour autant d’attirer n’importe quel étranger ou touriste qui le souhaite, car tous ne participent pas à l’économie dans les mêmes proportions. D’où ce focus sur les profils qui ont le plus de pouvoir d’achat et d’investissement.
L'éligibilité au visa second home indonésien dépend avant tout de critères financiers.
En d’autres termes, il faut prouver que vous avez du cash et de les détenir dans un compte en banque indonésien le temps de votre candidature.
Le minimum est à 2 milliards de roupies, soit 130 000€.
Ce n’est évidemment pas le prix du visa qui se situe lui autour des 3000$, mais juste le montant minimum que vous devez détenir pour prouver votre fortune. Libre à vous de le dépenser comme vous le souhaitez une fois que vous avez ce visa.
Le visa second home est donc malgré ses critères d'éligibilité l'un des visas de long terme les plus bon marché !
Vu les conditions d’accès au visa “second home” indonésien, il y a fort à parier que vous n’allez pas y être éligible. Voici quelques alternatives pour vivre en Indonésie quand même si vous n'avez pas 130K à dépenser.
Vous pouvez lire cet article pour une vue d'ensemble des visas en Indonésie.
Beaucoup d’expats qui ne travaillent pas en Indonésie vivent sur des visas sociaux de type C1 ou C2, qui sont des visas de longs séjours touristiques / familiaux. Il ne vous faut qu'un passeport, un agent et 3 relevés de compte en banque et vous pouvez rester à Bali 6 mois.
Ils ne font pas de vous un résident Indonésien, ne vous autorisent pas à travailler ni à accéder à un compte en banque ou un permis de conduire local, mais ils permettent de rester 180 jours en Indonésie à un coût imbattable.
Lorsque le visa périme, vous pouvez ressortir d’Indonésie (à Singapour ou Kuala Lumpur par exemple) et refaire un nouveau visa.
Le KITAS investisseur est un vrai visa de résidence. Comme son nom l’indique, il est réservé aux étrangers qui investissent dans des entreprises indonésiennes. Il permet de résider un ou deux ans en Indonésie, mais n’autorise pas à travailler sur place.
L’idée est donc très similaire au visa “second home”, mais sa durée est plus courte. Le plancher d’investissement est à 1 milliard de roupies, soit 70 000€, deux fois moins que le visa “second home”. Il est naturellement plutôt adapté à ceux qui souhaitent créer leur entreprise sur place et faire du business plus que ceux qui veulent juste la résidence.
Si vous souhaitez prendre votre retraite à Bali, le KITAS de retraite reste assez proche de l’idée d’un visa “second home”, mais les conditions financières pour y accéder sont bien plus accessibles, puisqu’il faut simplement prouver que vous recevez un certain montant de rente et non un montant cash important.
Si vous souhaitez travailler en Indonésie, il vous faudra toujours un permis de travail, et donc un KITAS qui va avec. Le nouveau visa “second home” n’est PAS un visa qui vous permet de travailler avec des sociétés indonésiennes.
Le visa second home s’inscrit dans la dynamique actuelle des pays touristiques de l’Asie du Sud Est de réduire leur dépendance au tourisme de masse et d’attirer des profils plus fortunés qui font entrer plus de sous dans l’économie locale, mais aussi dans les caisses des États.
Avec un minimum de 130 000€ à détenir pour l’obtenir, le visa devrait concerner peu de (futurs) expatriés sur Bali.
Il n’est cependant pas une option à exclure, surtout si vous êtes en quête d’une nouvelle vie et que vous vendez vos actifs dans votre pays de résidence (notamment une maison / appartement), ce qui pourrait vous rendre éligible sans forcément être millionnaire.